L’isothérapie et ses applications 

L’isothérapie est donc un procédé thérapeutique qui utilise à doses atténuées (dans les granules) la source même d’un état pathologique. La souche du remède provient du patient lui-même et est destiné à lui seul.

Paracelse avait en son temps signalé qu’une cause morbide pouvait devenir curative par l’atténuation infinitésimale de son action. Autrement dit, un poison peut devenir un contre – poison. L’isothérapie met en place une désensibilisation à tous les polluants de l’écosystème, une mise en route de l’adaptation du sujet allergique à son environnement.

Dans notre monde pollué actuel, l’isothérapie éclaire l’ensemble des symptômes d’un individu qui n’arrive plus à mobiliser ses propres défenses immunitaires. Cette méthode, élément majeur de l’immunothérapie, utilisée à partir d’un seul antigène en allopathie, devient un facteur de « réarmement » du sujet, face aux agressions extérieures, en homéopathie.


Désensibilisation 

L’isothérapie associe l’antigène à l’hôte sensibilisé. On passe progressivement de la concentration 9 CH à 30 CH, concentration inverse de l’hyposensibilisation classique.

Elle est essentielle dans les allergies de contact, les allergènes les plus souvent mis en cause
étant
 :
- Les médicaments : pénicilline, procaïne,…
- Les cosmétiques : savons, déodorants et teintures
- Les allergènes alimentaires comme la farine
- Les matières professionnelles : ciment, colorants, colles,…
- Les produits employés pour les textiles : lessives surtout.

En ce qui concerne les polluants industriels, souvent responsables de laryngites allergiques, on effectue également le prélèvement in situ, puis on donne une dose par semaine en 7 CH, 9 CH, 15 CH, 18 CH et 30 CH.

L’allopathe considère que l’entrée en jeu des antigènes, due à des causes multiples est devenue complexe et il se sent souvent impuissant. Dans le cas d’allergies croisées, quand s’éteint un voyant avec le traitement, un autre voyant de l’allergie s’allume. En homéopathie, la morbidité passe par le malade lui-même et se forge avec le temps et par le cumul de l’hérédité, du psychisme et des conditions de vie. L’isothérapie est donc la ressource thérapeutique face aux mauvais état du sujet.

Peu à peu, au fil du traitement, le malade fait état d’une amélioration de l’état général. Il est plus actif, a envie d’agir, de participer à la vie. Le message infinitésimal est passé, entraînant ce mieux être avec un résultat encore plus subtil ; la réorganisation du système de défense.


Isothérapie sanguine

Elle est particulièrement efficace sur les affections du larynx, de la sphère ORL et dans les atteintes dues à la pollution grandissante des grandes villes. Elle est l’héritière de l’auto-hémothérapie, qui se révélait si efficace à l’époque où les infections étaient soignées sans le secours des antibiotiques.
Faute de saisir l’antigène lui-même, on suit sa trace par la perturbation qu’il provoque au niveau du sang. On procède à la neutralisation des antigènes ou des immuns complexes.


Isothérapie urinaire 

Elle concerne l’élimination des déchets et des métabolites (molécule simple issue de la dégradation des aliments). On l’emploie avec succès dans l’asthme et l’eczéma. Elle a fait ses preuves dans les suppurations chroniques du système urinaire (cystites à colibacilles, entérocoques, protéus).

L’isothérapie urinaire peut se rapprocher de l’urinothérapie (encore appelée amaroli) qui consiste à boire son urine à doses progressives, méthode encore peu tentante pour les Occidentaux que nous sommes. Chacun de vous préfèrera sans doute quelques granules sous la langue !

L’isothérapie urinaire est précieuse dans les eczémas des grands mangeurs, qui refusent toute restriction alimentaire. Elle est maintenant indispensable dans les affections alternées de l’eczéma et d’obstruction nasale, qui entraînent la réapparition du conflit peau/muqueuses par substitution.

Ses principales indications sont :
- l’eczéma fissuré des mains
- l’œdème de Quincke ou le test de bouffissure immédiate
- l’eczéma compliquant un zona, laissant le sujet épuisé
- les formes virales avec éruptions (herpès) après échec des médications palliatives.

En conclusion, on peut dire que l’isothérapie intègre la personne, son psychisme, son vécu, son environnement. Dans son processus, l’antigène perd un peu de sa priorité au profit de l’amplificateur humain.

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